Un Lieu de vie Durable

2018 les gros travaux après des inondations

2025 la prairie restaurée et entourée avec des parterres de plantes adaptées/indigènes

Restauration du lieu

Mon travail écologique ici consiste à restaurer un équilibre harmonieux entre la maison, la terre et le vivant.

La maison s’est construite progressivement, au fil des générations qui cultivaient autrefois ces terres. Elle fait partie d’un hameau qui a conservé une qualité organique rare, comme s’il avait émergé naturellement du paysage.

À l’époque moderne, lorsque les habitants ont cessé d’être agriculteurs, le site a connu un demi-siècle de dégradation écologique. Plusieurs projets de rénovation ont ensuite été entrepris, modernisant la maison sans jamais réellement prendre soin du terrain.

Au début du XXIe siècle, la maison est devenue une résidence secondaire. Pendant encore deux décennies, les problèmes d’appauvrissement des sols ont persisté.

2018 érosion du terrain et la terre dégradée

En tant qu’architecte et artiste, mon expérience m’a appris que la recherche du beau est indissociable du bien-être.  Ma démarche repose à la fois sur une écologie pragmatique et une intuition esthétique.

Exubérance : 2025  Jardin sec, Plantations Adaptées et la Prairie en Essor

2018‍ ‍Maison entourée de graviers, plantations standardisées issues de pépinières.

6 ans plus tard (dessous) :

Création de microclimats grâce au paysage, favorisant une grande diversité végétale et des ambiances variées.
Une riche palette d’arbres et d’arbustes locaux forme des haies naturelles.  Plantations adaptées au climat sec, prairie restaurée avec espèces locales.

La Maison

2018 (Avant) : Sols de la future cuisine abimés, ternes, pas entretenable

2019 Après rénovations sols décapités puis cirés, murs restaurés en pierres apparentes, poutres en bois massif récupéré

Qualité de l’air intérieure saine

  • Murs en plâtre et en pierre naturelle

  • Finitions naturelles, comme les sols en terre cuite cirée

  • Mobilier et rangements en bois

  • Linge de maison en fibres naturelles (coton, lin)

  • Tapis en fibres naturelles

  • Une maison « respirante » : bonne circulation de l’air et drainage adapté

La maison a été rénovée avec des matériaux anciens de récupération

  • Sols en terre cuite

  • Terrasses extérieures réalisées en tuiles anciennes récupérées (« parefeuilles »)

  • Poutres en bois massif récupérées

  • Réemploi de toutes les pierres issues des rénovations

  • Aménagée avec du mobilier ancien ou classique plutôt que du neuf.

2018 Peu après l’achat, la maison a subi deux inondations lors des pluies de novembre.

Des solutions durables ont été mises en place :

  • Création d’un fossé en travers du terrain, au pied de la pente la plus forte

  • Aménagement de caniveaux et de buttes paysagères pour détourner l’eau

  • Installation d’un drain agricole (« drain français »)

  • Étanchéité des murs (sous-sol) jusqu’à 2m de profondeur

  • Reconfiguration et création de terrasses avec drainage efficace

Une maison saine, sans humidité ni moisissures

Un bon drainage et une gestion rigoureuse de l’eau sont essentiels à un environnement sain.  Ces aménagements créent également des circulations agréables pour les habitants comme pour le vivant, tout en favorisant le développement des plantes.

2020  Révisions de drainage du terrain mise en place avec des nouvelles plantations

Les espaces extérieurs sont conçus en continuité avec les espaces de vie, afin de favoriser le lien avec les éléments naturels.

Pour accompagner l’adaptation du corps aux saisons, des zones de transition ont été créées entre intérieur et extérieur : terrasses couvertes, espaces ouverts mais abrités.

Les arbres d’ombrage assurent une climatisation naturelle des espaces extérieurs. 

L’ensemble maison–jardin

nourrit par sa beauté.

Practices and Strategies for a Sustainable Garden

  • Jardinage 100 % biologique : aucun pesticide ni herbicide chimique

  • Utilisation exclusive de produits ménagers écologiques

  • Compostage rigoureux et systématique

  • Irrigation uniquement en goutte-à-goutte

  • Broyat d’au moins 5 cm sur toutes les plantations

  •  Choix de plantes locales, endémiques et adaptées, nécessitant peu ou pas d’arrosage.  La majorité des plantes provient de milieux naturels de la région, plutôt que de variétés horticoles.  Les espèces non locales sont sélectionnées pour leur adaptation au climat.

Cette approche s’inscrit dans plus de 30 ans d’observation, d’expérimentation et de pratique du jardin sec, dans des climats plus exigeants, puis mise à l’épreuve dans mes propres jardins et ceux de mes clients.

  • Les plantations assure des floraisons mellifères sur toute l’année

  • Une grande diversité végétale favorise insectes, animaux et micro-organismes

  •  Création de microclimats (murs, ombrage, reliefs) augmentant la richesse biologique

Entretien manuel uniquement :

  • Une seule personne entretient près de 3000 m² de jardin

  • Aucun souffleur de feuilles

  • Les déchets végétaux sont compostés ou utilisés en broyat

  • Désherbage et entretien réalisés à la main

  • Usage très limité du broyeur (les déchets verts sont valorisés localement en broyat)

Une grande variété de plantes aromatiques, médicinales, nourricières et d’arbres fruitiers est intégrée dans l’ensemble du jardin.

Un petit potager est présent.  Cependant, la production d’un jardin privé dépasse souvent les besoins, tout en demandant beaucoup d’eau et en sollicitant fortement le sol.
Visant un potager raisonnable je privilégie donc un complément auprès de la ferme biologique voisine.

Les jardins à pelouse parfaite consomment davantage d’énergies fossiles et offrent beaucoup moins de refuge aux écosystèmes

Prairie naturelle plutôt qu’une pelouse classique

Avantages:

  • Tonte réduite au minimum

  • Aucun arrosage

  • Moins de machines = calme et silence

  • Plus grande diversité végétale et meilleure santé des plantes

  • Habitat riche pour insectes et animaux

  • Lutte contre l’érosion grâce aux systèmes racinaires profonds des graminées vivaces

  • Variations saisonnières de couleurs, riches et évolutives

  • Les zones d’herbes hautes sont regroupées en îlots afin de réduire le risque d’incendie

Une haie conventionnelle où un jardinier manie un taille-haie motorisé, une main d’œuvre bruyant et sans trêve

Haie Naturelle des plantes locales, 6 ans après plantation

Haie naturelle plutôt que haie taillée

  • Taille manuelle uniquement (sans outils motorisés)

  • Faible consommation d’eau

  • Grande diversité végétale et meilleure résilience

  • Floraisons et fructifications toute l’année

  • Structure plus ouverte, permettant refuge et circulation pour oiseaux, insectes et petits animaux

  • Intégration de plantes comestibles et médicinales

  • Préserve l’intimité sans s’enfermer derrière un mur

Haie conventionnelle

Haie naturelle

Pratiques mises en œuvre :

  • Stabilisation des terrains par murets, canivaux et terrasses pour limiter l’érosion

  • Plantation de graminées en touffes dans les zones de prairie

  • Couverture des sols nus avec du broyat

  • Apport de compost produit sur place

  • Utilisation de fumier local (cheval)

  • Travail du sol exclusivement à la main

  • Retour des matières organiques au cycle via le compost

Régénération des sols

Dessus et dessous : Régénération du sol avec l’installation d’une haie naturelle

Les “pièces de jardin”

Une pièce de jardin est un lieu où l’on s’installe.

Un point de vue particulier, un livre, une tasse de thé, le chant des oiseaux, les fleurs, les parfums…

S’asseoir dans un jardin ombragé apaise et régénère.
C’est une manière de s’accorder au lieu, à la saison, au climat.

À proximité, la rivière offre des bassins naturels pour la baignade.
Dans un rayon de 200 mètres : courts de tennis, baignades en rivière, mur d’escalade, aire de jeux, terrain de pétanque et sentiers de randonnée.

La commune de Vabres

Ce territoire a pour mission de préserver un équilibre entre les activités humaines et les paysages façonnés par des siècles de pratiques agro-pastorales.

L’éco-tourisme contribue ici à soutenir les agriculteurs et producteurs locaux, tout en favorisant les échanges culturels et une meilleure conscience de l’environnement.

Vue du basin fluvial de la Salendrinque depuis ses sources au-dessus de Lasalle